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Persona 3 : Reload – Le Tartare fait peau neuve

Persona 3 : Reload était un des titres les plus attendus de cette année pour les amateurs de jeux nippons. Remake du si important Persona 3 (le premier opus « moderne » de la licence), il est l’heure de voir si cette nouvelle mouture tient ses promesses.

La première chose qui saute aux yeux en lançant Persona 3 : Reload, ce sont évidemment les choix graphiques du remake. Atlus a bien joué ses cartes, en se basant majoritairement sur la patte graphique de Persona 5 et ses bonnes idées, servie avec un skin Persona 3. Ce qui pourrait sembler être une critique en est bien loin. Sur PS5 le jeu est beau, bénéficie d’une direction artistique qui n’a rien à envier à son prédécesseur, sans donner une impression de réchauffé.

Pour ce qui est de l’histoire, on retrouve tout le scénario original de Persona 3, avec quelques ajouts mineurs. Il est difficile de ne pas se dire que les éléments de P3 : FES et P3P auraient été les bienvenus, surtout dans un remake qui se veut aussi ambitieux. Exit donc la possibilité d’incarner un personnage féminin, mais surtout le chapitre bonus qui sortira en DLC courant septembre sous le titre Episode Aigis – The Answer -. Un choix qui n’a pas manqué de faire s’indigner les fans, à juste titre.

Malgré cette déception, l’histoire de Persona 3 reste absolument captivante, avec des personnages haut en couleur et des heures de dialogues. La quête principale nous place dans la peau d’un jeune lycéen, fraichement arrivé dans une nouvelle ville. Il va rapidement se faire recruter par le SEES, une organisation (étudiante) luttant contre les Ombres, des créatures maléfiques qui s’en prennent aux humains durant l’Heure Sombre, une 25ème heure mystérieuse s’étant glissée dans la vie des habitants. Ajoutez à ça les liens sociaux avec les habitants de la ville, tantôt amusants et tantôt touchants, et les amateurs de jeux narratifs en auront pour leur argent.

Il est assez difficile de découvrir tous les scénarios lors d’une seule partie, malgré une bonne centaine d’heures de jeu. Le système de calendrier limite les actions du joueur. Chaque jour, il pourra passer l’après-midi avec tel personnage, puis le soir, faire une activité comme travailler au café, aller au karaoké ou encore explorer Tartare.

On fait donc constamment face à beaucoup de choix : allons-nous passer notre samedi à farm, à développer nos compétences ou à faire progresser nos caractéristiques sociales ? Des décisions qui auront un impact sur les possibilités offertes par les jours suivants. Autant être clair, à moins de jouer un guide à la main, un New Game + s’imposera aux complétionnistes, ne serait-ce que pour le mode de difficulté « Sans Merci » qui ne se débloque qu’après avoir fini le jeu une première fois.

Un mode de difficulté bienvenu d’ailleurs, le jeu étant sensiblement plus simple que Persona 5. La majorité des parties de Tartare peuvent s’explorer en une nuit, ce qui libère beaucoup de temps au joueur pour se préparer, augmenter ses capacités, etc. Ces dernières et les objets de soin sont aussi très nombreux et plutôt accessibles durant l’exploration, ce qui vous permet de toujours pousser quelques étages de plus.

Du côté des Personaes (les « esprits » que le joueur invoque pour profiter de leurs capacités) on regrette que le système de fusion n’ait pas été amélioré, il est toujours assez difficile à prendre en main et pas forcément très intuitif. On a vite fait de devoir sacrifier plusieurs Personaes puissantes, pour en obtenir une seule pas beaucoup plus forte. Ceux qui auront le plus de mal avec la fusion pourront toutefois ne pas s’en embarrasser, le jeu pouvant être terminé sans y prêter trop d’attention.

En combat, le système Persona est toujours aussi efficace, et profite pleinement des grandes améliorations apportées par le 5ème épisode. Les actions et les tours s’enchaînent rapidement, avec une interface aussi esthétique qu’intuitive. On apprécie les efforts de mise en scène pour les attaques super efficaces, ainsi que pour la nouveauté de Reload : les théurgies. Ces nouvelles « attaques finales », propres à chaque personnage, se chargent au fil des tours et des combats, en fonction de la personnalité des membres de votre équipe.

Enfin, il serait criminel de ne pas évoquer l’immense travail de Shoji Meguro et Atsushi Kitajoh sur la bande son. On retrouve d’ailleurs le rappeur Lotus Juice, habitué de la franchise, et Azumi Takahashi, qui prend la place de chanteuse dans les nouvelles versions des musiques de Persona 3. Rien n’est laissé au hasard et chaque piste vaut le détour, du thème de combat à celui d’un petit magasin anecdotique. Profitez de la durée de vie phénoménale du jeu pour prêter attention à la musique, vous ne le regretterez pas.

Sans surprise, Persona 3 : Reload est une nouvelle pépite d’Atlus, qui mérite qu’on y passe la centaine d’heures qu’il exige. Ce remake apporte une modernité bien nécessaire à l’opus original, bien qu’il aurait pu aller encore plus loin dans les nouveautés, rien qu’avec celles des versions FES et Portable. Si vous n’avez jamais donné une chance à la licence, c’est l’occasion rêvée, chaque jeu étant totalement indépendant.

Xela

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