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Smokin’ Parade Tome 7 – Combat dans la nuit

Smokin’ Parade est un manga écrit par Jinsei KATAOKA et dessiné par Kazuma KONDOU. On y suit les Jackalope, une organisation de combattants clandestins luttant contre un immense trafic d’organes créant des monstres. Pré-publié dans le Shônen Ace, c’est Kana qui l’édite en France, dans sa collection Dark Kana. Le tome 7 est disponible en librairie depuis le 12 juin.

En route pour l’éradication de Noushi ! La nuit connaît nos faiblesses. Elle est glaciale et peut se révéler mortelle. À Boldbolt, la nuit appartient à Noushi. En l’absence de Kukuri, la directrice de la section Nord des Jackalope, et d’Udoh, son sous-chef, Yôkô et ses compagnons d’armes vont l’apprendre à leurs dépens…

Le tome 7 démarre en trombe, avec l’arrivée de Noushi, terrible monstre gigantesque qui ravage les rangs des Jackalope du Nord. Un combat perdu d’avance s’engage, au cours duquel Yôkô va servir d’appât pour éloigner la bête de l’orphelinat. Les combattants et les enfants commencent donc à mettre en place un plan de bataille, découvrant la faiblesse du monstre : la lumière du jour. En effet, une fois la nuit passée, la majorité de son corps se désintègre. C’est donc aux premiers rayons de soleil qu’ils vont frapper. S’en suit une lutte pour guider Noushi dans une crique inondée par la lumière. Mais alors que le monstre commence à se dissoudre, on découvre qu’il s’agit en vérité de Kukuri, la chef de leur groupe. On comprend alors qu’Udoh la protégeait, tant bien que mal.

Si quelque chose est vraiment réussi dans cet arc, c’est le personnage d’Udoh Loverov. L’auteur nous a fait courir dans tous les sens pour savoir ce qu’était Noushi, puis qui elle était. Tantôt suspect, Udoh réussissait à regagner la confiance du lecteur pour mieux semer le doute à nouveau. Malgré qu’il ait causé la mort d’un grand nombre de ses camarades, on ne peut pas le détester, on sent qu’il a perdu une part de sa raison depuis longtemps et que ses intentions sont pures. Sa relation avec Kukuri est touchante et cette dernière est si sympathique que jusqu’au bout, on refuse de croire qu’elle est en réalité un terrible monstre. Finalement, les deux personnages s’en vont dans une sorte de fin douce-amère, condamnés à souffrir.

Dans le même temps, le mystère autour du personnage principal s’épaissit encore, on apprend qu’enfant, il était lui aussi dans la grotte du royaume des morts 901 et qu’il aurait dû y mourir. Malheureusement, tout son développement semble un peu forcé, on a l’impression qu’il a pété un plomb du jour au lendemain. Alors qu’il était prêt à tuer sa sœur, il remet très facilement ses croyances en doute. Il remonte aussi rapidement qu’il avait sombré, dans une folie à laquelle on peine à croire. Malgré tout, son passé pourrait bien nous rendre ça plus crédible, encore faudrait-il qu’on nous le raconte. Comme souvent avec Smokin’ Parade, l’idée est bonne, mais exécutée de manière un peu bancale.

Le tome est plutôt réussi graphiquement, les doubles pages avec Noushi sont impressionnantes et l’angoisse de la nuit est bien retranscrite. Les personnages respirent toujours autant la folie, dans ce monde décidément en perdition. La mission terminée, nos héros rentrent d’ailleurs à Central, on va donc retrouver l’univers industriel un peu steampunk si cher à Kondou.

On a aussi droit à une révélation finale : les Jackalope et Amenotori sont une seule et même famille. Une déclaration qui fait l’effet d’une bombe. Le comportement d’Emma s’explique enfin et on a peut-être un fil rouge tant attendu qui se dessine. Le mystère reste entier pour l’instant, mais relance vivement notre intérêt pour la série. Espérons que Kataoka continue cette montée en niveau, même si Kana n’a pas encore annoncé de date pour le tome 8.