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Riku-Do 22 – Raccrocher les gants ?

Riku-do La rage aux poings est un manga de boxe, écrit et dessiné par Toshimitsu Matsubara. Prépublié de 2014 à 2019 dans le Young Jump, il parait en France aux éditions Kazé. Le tome 22 dont nous allons parler aujourd’hui, est l’avant-dernier de la série. Dans le volume précédent, Tsubaki faisait face à David Khan, dans un combat explosif pour le titre mondial

Après avoir enfin décroché la ceinture OPBF puis assisté à la finale mondiale entre Khan et Tsubaki, Riku semble avoir perdu le goût de boxer… Pour ne rien arranger, de terribles rumeurs l’accusant d’être un “meurtrier” se répandent sur les réseaux sociaux ! Complètement désabusé, Riku reçoit alors des nouvelles d’une des personnes à l’origine de sa vocation : mademoiselle Ehara, son ancienne maîtresse d’école…

Le dernier tome nous avait laissé sur un sacré cliffhanger, dans lequel Tsubaki semblait reprendre l’avantage sur David Khan. On découvre enfin la fin de ce superbe combat, avec une vingtaine de pages durant lesquelles les deux adversaires se rendent coup pour coup. Tous les deux blessés à l’excès, il se dégage tout de même un certain calme de ce passage, avec notamment le sang qui est représenté avec un style un peu aquarelle. Ni Tsubaki ni David Khan ne semblent vouloir lâcher l’affaire, il va falloir l’avis des juges ! Départager aux points, c’est quelque chose d’assez rare dans Riku-do, qui nous a habitué a de spectaculaires K.O. Finalement, c’est l’Anglais qui conserve son titre de champion du monde.

Malgré cette défaite, on découvre un Tsubaki apaisé, lui qui en général, est plutôt froid et dur. Il en profite pour glisser un mot à son nouvel ami, lui signifiant que quelqu’un d’autre l’attend au Japon, un adversaire encore plus talentueux. Il s’agit bien évidemment de Riku, qui ne manque pas de piquer l’attention du Char d’assaut. Riku et Khan sont à la fois similaires et terriblement différents. Tous les deux ont pris des vies et en souffrent, mais le champion du monde puise sa force de sa famille, la chose qui manque le plus à notre héros. On peut voir en David Khan une sorte d’idéal, de vision du futur pour Riku, ce qu’il pourrait devenir s’il arrêtait de penser être un poids pour ceux qui l’aiment.

Une remise en question qui s’opère dans ce tome, mais au prix d’un scandale. Des informations concernant le meurtre commis par Riku enfant refont surface ! Les médias ne tardent pas à s’en emparer, plongeant le jeune boxeur et ses proches dans un nouveau tourbillon médiatique. Son employeur perd des contrats à cause de clients effrayés par le “sérial killer”, Baba Boxe est inondé de journaliste, etc. De quoi replonger Riku dans ses tourments, lui qui se demandait justement pourquoi il boxait.

La ceinture OPBF acquise, sa motivation était plus qu’incertaine et cette nouvelle épreuve vient encore plus l’entamer. S’il venait à viser et remporter le titre mondial, sa célébrité grandissante ne causerait-elle pas encore plus de mal à son entourage ? L’envie de prendre sa retraite est grande, mais Naeshiro essaye de le soutenir tant bien que mal. Elle a enfin découvert les événements du tome 1, quand la maîtresse de leur foyer s’était faite violer devant Riku, impuissant. De quoi ramener un personnage très attendu : mademoiselle Ehara. La pauvre dame est devenue amnésique après cette affaire et a refait sa vie à la campagne. Malheureusement, son état ne s’améliore pas beaucoup. Comme par la force du destin, la professeure et le boxeur vont enfin se revoir, dans un moment où ils ont besoin l’un de l’autre.

Toshimitsu Matsubara nous offre quelques chapitres de retrouvailles touchantes, qui viennent conclure 22 tomes d’un développement de personnage fantastique pour Riku. Dans le tome précédent, il faisait la paix avec sa mère biologique, ici avec sa mère de substitution. Notre héros torturé, apporte enfin du calme à mademoiselle Ehara, avec de magnifiques illustrations bien loin des pages ultras intenses qu’on nous offre généralement. Il se souvient de pourquoi il a voulu faire de la boxe, pourquoi il voulait devenir plus fort : aider ceux qui en ont besoin. Au même moment, David Khan déclare qu’il souhaite un combat contre le jeune Japonais, sans mise en jeu d’aucune ceinture.

Vers la fin du tome, Riku rencontre un jeune fan, qui l’adore sans se soucier du scandale qui le frappe. D’abord hésitant, il finit par lui montrer quelques coups de boxe, comme l’a fait Kyousuke Tokorozawa avec lui à l’époque. Lui qui a passé sa vie à poursuivre son idole est enfin à sa place, face à la même décision que lui : raccrocher les gants, ou bien aller défier le champion du monde ? La décision est prise, il est l’heure pour Riku de quitter le chemin de son mentor et se lancer dans un dernier combat. Matsubara nous offre pour l’occasion un des moments les plus attendus du manga, car Tokorozawa vient à la rencontre de son petit protégé, pour le coacher !

En conclusion, cet avant-dernier tome de Riku-Do La rage aux poings est sans doute un des meilleurs de la série. Avec finalement très peu de pages de combat, il se concentre énormément sur le développement des personnages, tous autant qu’ils soient. De nombreux axes viennent se clore, tandis que de nouveaux s’ouvrent à l’aube du dernier volume. On a extrêmement hâte de voir Riku et Tokorozawa travailler ensemble, pour essayer de surpasser l’impressionnant David Khan. La série viendra donc se conclure le 2 novembre 2020, toujours chez Kazé.