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Dragon Ball Super Tome 11 – Vegeta se retient

Dragon Ball Super est un manga de Toyotaro faisant office de suite au manga légendaire Dragon Ball d’Akira Toriyama, le tome 11 est disponible dans nos librairies depuis le 1er juillet 2020, aux éditions Glénat.

Le combat contre le terrible criminel Moro fait toujours rage, et le Dai Kaio Shin endormi au fond de Boo s’est même joint à la danse. Le lieu de l’action quitte le vide sidéral pour se déplacer sur la nouvelle planète Namek. Mais Moro, grâce à son troisième vœu, a pris le dessus sur Goku et Vegeta. Voilà maintenant qu’il a disparu sans laisser de trace !! Goku et ses amis ont-ils une chance d’en venir à bout ?!

 

Cet onzième volume met un terme au premier acte de l’arc Moro qui se déroulait jusqu’ici sur Namek, renouant les liens avec Dragon Ball. Toyotaro essaie constamment de créer des ponts avec l’histoire d’origine, ici par exemple, il ramène le Grand Kaioshin absorbé par Buu il y a des millions d’années. C’est cette absorption qui a donné le Majin Buu que nous connaissons, devenu le compagnon de Mister Satan. C’est donc le grand retour d’un personnage important de la mythologie et l’auteur nous offre même un flashback inédit de la scène finale du combat Goku face à Kid Buu.

Après cela, Moro délivre tous les prisonniers de la patrouille galactique pour en faire ses alliés. On assiste donc à un combat entre nos héros et les évadés. Le grand méchant donne du fil à retordre à Goku et Vegeta qui sont bien incapables d’en venir à bout. Le prince des Saiyans a un plan bien précis en tête, il décide d’aller s’entrainer seul et s’en va rejoindre la planète Yardrat, là où Goku s’était réfugié après l’explosion de Namek et où il a appris la téléportation. Là encore, on voit une volonté de toucher le lecteur dans sa nostalgie pour l’œuvre originale. On peut donc se demander : Quelle technique notre fier guerrier veut-il apprendre auprès de ce peuple ? Le personnage de Vegeta continue d’évoluer, lui qui comptait tant sur sa force s’en remet à la technique d’un autre peuple, quelque chose d’inimaginable auparavant.

Vegeta va donc avancer de son côté, mais son rival n’est pas en reste ! Goku s’entraîne avec Merus pour maîtriser le réflexe transcendantal, cette technique qui avait fait ses grandes heures lors du tournoi du pouvoir, mais qu’il n’arrive plus à utiliser. Merus, lui, reste assez mystérieux, le lecteur se posera sans cesse des questions sur ses origines, ses volontés, son réel but. On a bien quelques pistes, comme le fait que Merus puisse être un ange, une piste intéressante au niveau des thématiques, mais un peu téléphonée vu son apparence. Petit détail qui fait plaisir, l’auteur met enfin Piccolo en avant, le Namek faisant face aux ennemis tout seul à la fin du tome !

Ce tome pose une nouvelle fois un constat : n’est pas Toriyama qui veut. Le fossé entre les deux mangaka réside avant tout dans le découpage des planches. Toyotaro a besoin de beaucoup de cases pour montrer une action là où un Toriyama en utilisait beaucoup moins. C’est par exemple flagrant dans le combat Merus vs Moro. Le tome regorge aussi de petites incohérences comme le fait que ce soit Vegeta qui pense aux Yardrats, plutôt que Goku qui passe encore pour le demeuré de service. Néanmoins, tout n’est pas à jeter, comme les pouvoirs de Moro et certains des prisonniers qui sont rafraîchissants, le développement de Vegeta ou encore la très sympathique couverture de ce volume.

Cet arc de Dragon Ball Super qui avait pourtant si bien commencé se trouve être un peu en deçà de nos espérances. Nous attendons quand même la suite pour mieux nous prononcer, le tome 12 est prévu chez Glénat pour le 4 novembre 2020 !