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Orient : Samurai Quest Tome 3 – Le choix du sabre

Orient : Samurai Quest est un manga de Shinobu Ohtaka, l’auteure du célèbre Magi, prépublié depuis mai 2018 dans le Weekly Shōnen Magazine au Japon. Le manga est sorti en France le 24 juin 2020 avec la sortie des deux premiers tomes simultanément chez Pika. Aujourd’hui nous parlerons du tome 3 sorti le 2 septembre en libraire.

Mal préparés pour leur voyage, Musashi et Kojirô ont trouvé refuge au château Samidare grâce à Tsugumi, une jeune bushi malicieuse qui les y a conduits. Mais, alors qu’une gigantesque vague d’oni s’apprête à frapper l’endroit, le seigneur des lieux, Hideo Kosameda, refuse de battre en retraite, quitte à sacrifier les civils ! La seule en mesure de changer la donne est Tsugumi, sa fille adoptive. Néanmoins, après des années de servilité, impossible pour elle de lui tenir tête ! Pourtant, Musashi et Kojirô sont convaincus qu’elle en est capable et feront tout pour lui permettre de déployer ses ailes.

Le début de ce tome conclut l’arc qui opposait nos héros Musashi et Kojiro à Kosameda, un bushi moins gentil qu’il ne le laissait paraître. En effet, ici, l’antagoniste qui paraissait fort sympathique dévoile son véritable visage, un changement marqué par la nouvelle expression qu’il arbore. Le seigneur de sa demeure et chef de son clan, mène à la baguette le village entier, qui ne peut pas se défaire de sa soumission pour lui. C’est la jeune Tsugumi, sa fille adoptive qu’il rabaisse sans cesse afin de la garder sous son contrôle, qui trouvera la force de s’opposer au tyran et le vaincre, grâce au courage transmis par nos héros.

La jeune fille devient donc officiellement la première recrue dans l’équipe, ce qui était assez prévisible me direz-vous. Autre chose qui était prévisible, c’était cet arc scénaristique, qui ne surprend à aucun moment. Il a cependant le mérite de montrer que le monde d’Orient n’est pas manichéen et que même des bushis peuvent être mauvais. Tsugumi quitte donc son village, non sans tristesse. L’épopée de nos héros continue donc, et c’est lors d’une discussion entre les trois personnages que quelque chose nous frappe. Les trois ont le même but, devenir de grands bushis. Si au moins ce n’est pas compliqué à faire fonctionner, on regrettera tout de même le manque d’ambition scénaristique. Des objectifs différents auraient pu donner plus de personnalité et de profondeur aux personnages.

Dans la même logique, l’auteure prend tout un chapitre pour développer les relations sentimentales de nos héros, quitte à aussi y intégrer des éléments comiques comme de gros quiproquos entre Musashi et Kojiro. Musashi, ayant vécu toute sa vie dans les mines, aime les femmes matures car ce sont les seules qu’il a pu côtoyer dans sa vie. Kojiro, lui, complexe de ne jamais avoir eu de copine et ne le dit pas, s’imaginant que son acolyte en a séduit plus d’une (alors qu’il n’en n’est rien). De son côté, Tsugumi ne sait pas comme s’y prendre en amitié car n’a jamais connu ça et fait boulette sur boulette. C’est un chapitre amusant, qui était bien nécessaire au développement des personnages, histoire que le lecteur puisse s’y attacher plus rapidement.

Par la suite, Musashi fait la rencontre d’un mystérieux personnage, encapuché et portant une énorme épée sur le dos, dans un cimetière de sabres. Notre héros y apprend l’existence de sabre “kitetsu” octroyant une nouvelle puissance à celui qui en détient un, mais que seul les bushi peuvent posséder. Comme vous vous en doutez, notre héros va en vouloir récupérer un. Et ça tombe, bien car la troupe va se rendre dans une petite ville, où Musashi et Kojiro vont choisir leur sabre kitetsu par une sorte de rituel. Alors que le personnage principal se saisit de son épée, il voit alors un flashback de l’exécution de son père. Un aspect dramatique que nous ne pensions pas voir si explicitement.

À la fin du tome, le sabre de Musashi prend forme humaine dans son esprit, non sans rappeler Bleach, quand Ichigo essayait de dompter Zangetsu. C’est d’ailleurs loin d’être la seule similarité avec ce manga, l’entrainement dans un cimetière d’épée évoquant la aussi l’œuvre de Tite Kubo. Voilà donc une des inspirations qu’Ohtaka ne cache pas. Pour le reste, c’est un tome 3 dans la lignée des précédents, classique mais efficace. L’auteure de Magi sait raconter une histoire et prend  le temps de développer ses personnages tout en n’oubliant pas le fil rouge de son histoire. Orient: Samurai Quest est disponible chez Pika et le tome 4 sort le 14 octobre 2020 et nous sommes tout de même curieux de voir où cette histoire va nous mener.