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Demon Slayer : Le Train de l’infini – Demon Lover

Ce mercredi 19 mai marquait la réouverture des cinémas en France, mais aussi la sorti du tant attendu film Demon Slayer – Le Train de l’infini. Nombreux sont ceux d’entre vous qui se sont rués dans les salles afin de le voir. C’était aussi notre cas et après une séance électrique dans la grande salle du mythique Grand Rex, voici ce que nous en avons pensé, sans spoiler évidemment.

Véritable phénomène depuis quelques années maintenant, ce film est la suite directe de la série animée à succès Demon Slayer – Kimetsu no Yaiba disponible sur Wakanim en France. Par conséquent plus que conseiller d’avoir vu la série originale. On y suit les péripéties de Kamado Tanjiro et de sa sœur Nezuko qui a été transformée en démon après le massacre de sa famille. À nos deux protagonistes viennent s’ajouter les personnages de Zen’Itsu et Inosuke afin de les aider dans leur quête pour terrasser ces démons et trouver un remède afin que Nezuko puisse redevenir humaine.

Le Train de l’infini introduit le personnage de Rengoku, pilier de la flamme. Ce dernier va aider Tanjiro à mieux comprendre la danse du Dieu du feu, mais aussi faire évoluer nos héros, que ce soit sur le plan du combat ou dans leur manière de voir le monde. Rengoku est un des éléments principaux de cette intrigue et occupe l’écran tout au long du film, avec notamment un flashback. Sa rencontre laissera assurément une trace chez nos personnages. Malheureusement, son développement laisse de nombreuses zones d’ombre, que l’on espère voir éclaircies dans la saison 2.

Pour les personnes ayant lu le manga, le film apporte tout de même une plus-value, avec un meilleur développement de l’arc et des personnages. En plus de cela, les points positifs de cette adaptation sont très nombreux. Réalisé par le studio Ufotable, connu pour la série des Fate en plus de la première saison de Demon Slayer, ce long-métrage nous offre une animation au plus haut niveau. C’est fluide, léger, dynamique, sans perdre en impact quand il le faut. L’effet en style estampe pour les techniques de souffle, signature de la première saison, sont aussi de retour, pour notre plus grand plaisir.

Vous l’aurez compris, l‘image du film est une véritable claque. On croirait presque à de la prise de vue réelle tant le résultat est bluffant, avec par exemple un paysage enneigé à couper le souffle. On trouve une autre très bonne idée de mise en scène dans la façon de représenter le subconscient de chacun de nos héros, permettant de déterminer facilement leur personnalité, même pour ceux qui découvriraient la licence. Seul bémol, un passage en 3D CGI moyennement réussi dénote totalement du reste du film. Heureusement, celui-ci ne dure pas assez longtemps pour venir gâcher la fête et nous sortir du train.

La bande originale, composée par Yuki Kajiura et Go Shina, brille de par sa flexibilité et sa manière de toujours trouver le juste ton pour les scènes. Oscillant entre musique orchestrale et onirique pour des scènes émouvantes, et musique rock au tempo soutenu pour des scènes d’action, les deux compositeurs ont réussi un parfait mélange de genre, en parfait accord avec ce qu’on voit à l’écran.

En définitive, ce film est une réussite totale pour Ufotable et la Shueisha. Magnifique et bien rythmé, on ne s’ennuie jamais et certaines tournures de l’intrigue sont très bien amenées. Excellent suite à la série déjà superbe, il n’est pas fou d’imaginer que Le Train de l’infini va relancer pleinement les films “canon” pour les gros titres du moment. Une belle sortie qui devrait mettre en confiance les cinémas quant à l’accueil de l’animation japonaise.

Eren Jäger